Découverte de la nature

[Découverte] Les phasmes, des as du camouflage

Un monde « phascinant » :

Les phasmes sont des insectes terrestres qui se nourrissent de végétaux. Leurs prédateurs sont principalement des oiseaux, de petits mammifères, des insectes (par exemple : mantes religieuses, fourmis…) et des araignées.

Il existe près de 3000 espèces de phasmes. Ils vivent dans les régions chaudes du globe, la plupart dans les régions tropicales.

Exemple de différentes espèces de phasmes, en vert : aire de répartition des phasmes; (pour les crédits des images, voir à la fin de l’article)

Le saviez-vous ?

L’île de Bornéo est un des endroits où l’on peut trouver le plus d’espèces différentes de phasmes, avec 300 recensées à ce jour. En France métropolitaine, on trouve naturellement 3 espèces de phasmes : le phasme gaulois (Clonopsis gallica), le phasme de Rossi (Bacillus rossi) et le phasme espagnol (Pijnackeria masettii)

© Ac pour Honua, rawpixel.com /Freepik.com

 

Les phasmes peuvent aussi vivre dans les montagnes : Monticomorpha flavolimbata  a été trouvé dans les Andes à 5000 m d’altitude.  

 

 

Les phasmes changent de « peau » en grandissant :

Après avoir éclos de son œuf, le jeune phasme grandit et doit se débarrasser de son exosquelette devenu trop petit : c’est la mue.

Cycle de vie d’un phasme, © Honua

Les phasmes ont des capacités spéciales :

En cas d’attaque par exemple, le phasme est capable de se séparer d’un de ses membres pour pouvoir s’échapper. La patte coupée se régénérera au cours des mues suivantes. C’est ce qu’on appelle l’autotomie.

Les femelles de nombreuses espèces de phasmes peuvent se reproduire sans mâle! C’est ce qu’on appelle la parthénogenèse (phénomène par lequel un œuf non fécondé peut donner naissance à un individu). Mais la reproduction sexuée existe aussi les phasmes.

Quelques records :

© Ac pour Honua, Asierromero /Freepik.com

 

L’insecte le plus grand trouvé à ce jour est un phasme chinois. Découvert en 2014, Phryganistria chinensis Zhao mesure 62,4 cm de long pattes dépliées (la longueur d’un bras !).

 

© Ac pour Honua, Freepik

 

Parmi les plus petits phasmes connus on trouve des mâles de l’espèce Grylloclonia minima et des femelles Miniphasma prima, dont les corps mesurent 1,75 cm.  

 

© Ac pour Honua, Freepik

 

Le phasme le plus lourd est Heteropteryx dilatata, dont les femelles, d’une quinzaine de centimètres de long, peuvent peser jusqu’à 65 g.

 

 

 

N’hésite pas à nous écrire ou à laisser un commentaire si tu as des questions sur les phasmes. A bientôt !

Crédits photographiques  :  – image de titre : Martin Lagerwey, CC BY-NC-SA 2.0
– première image :  Diapheromera femorata :© Phil Myers  
Clonopsis gallica : © Muséum national d’Histoire naturelle
Oreophoetes peruana : © Drägüs, Wikimedia Commons
Bactrododema sp. : © Hectonichus, Wikimedia Commons
Achrioptera fallax :  © Drägüs, Wikimedia Commons
Phyllium bioculatum : public domain
Megacrania batesii : © Sarefo, Wikimedia Commons
Carausius morosus : © Anagoria, Wikimedia Commons  
Extatosoma tiaratum : © Rosa Pineda 
Phryganistria tamdaoensis: © J. Bresseel and J. Constant
 
Actualités

Atelier « Aquaponie » au Quai des Savoirs

Aquaponie ? Mais qu’est-ce que ça peut bien être, l’aquaponie ?

Si vous voulez découvrir en famille cette méthode de culture durable et respectueuse de l’environnement, rendez-vous les 10 et 11 juin 2017 au Quai des Savoirs à Toulouse. Dans le cadre des « petites manips du week-end », Honua y animera plusieurs ateliers de découverte sur le sujet. On vous y attend nombreux !

Si vous n’êtes pas toulousains ou que vous ne pouvez-pas vous rendre à un de nos ateliers, pas de panique ! Un article sur le sujet arrivera très bientôt sur notre site web.

Informations pratiques

  • Lieu : le Quai des Savoirs, 39, allées Jules-Guesde, Toulouse

  • Jour : les 10 et 11 juin 2017

  • Public : à partir de 6 ans

  • Durée : 1h30

  • Horaires : à 10h30, 12h et 14h

  • Inscriptions : auprès de l’accueil du Quai des Savoirs

  • Tarif : 3€ par personne

Pour plus d’informations ou pour découvrir les autres ateliers proposés durant cette journée, rendez-vous sur le site web du Quai des Savoirs !

Les questions de Jason

Que font les animaux durant l’hiver?

Quand l’hiver arrive, il se met à faire plus froid, les arbres perdent leurs feuilles et il arrive que le sol soit tout gelé voire que la neige tombe. C’est le moment où Jason reste dans sa bergerie bien au chaud, et ne sort que pour aller jouer dans la neige. Mais les animaux qui vivent dehors, comment font-ils?

Le début de l’hiver, est vécu de manière très différente par les animaux. Certains d’entre eux sont partis depuis longtemps vers de lointaines contrées, à des milliers de kilomètres de nous, pour profiter d’un climat plus favorable à leur survie et surtout de nourriture car elle se fait plus rare à partir de l’automne chez nous. Vous avez certainement observé les regroupements d’hirondelles cet automne avant qu’elles ne partent pour l’Afrique qu’elles atteindront après avoir parcouru plusieurs milliers de kilomètres. Pourquoi sont-elles parties si loin ? Si pour nous, l’hiver rime avec froid, neige, et faible luminosité, chez nos amis du bout du monde, c’est l’été. Il fait chaud et beau, la nourriture est disponible et ces conditions permettent donc aux hirondelles de survivre. D’autres oiseaux ont également entrepris ce très long périple et passeront l’hiver loin de la France : oies, canards, grives…

Licence Creative Commons, Malene Thyssen
Hirondelle rustique. Licence Creative Commons, Malene Thyssen

Est-ce que tous les animaux migrent loin de chez nous ? Eh bien non car tous n’ont pas la capacité de se déplacer sur de longues distances. Dans ce cas, il leur reste deux possibilités : continuer à l’extérieur ou cesser presque toutes leurs activités. En regardant par la fenêtre ou en vous promenant, vous verrez sans doute de nombreuses espèces d’oiseaux (mésanges, merles, tourterelles, pigeons) ou d’insectes présentes dans les jardins. Et que dirent de ces chevreuils et des sangliers qui, à la tombée de la nuit, galopent dans les champs à la recherche de quelques pousses de végétaux ? Toutes ces espèces sont adaptées au froid et peuvent supporter de vivre dehors.

En revanche, lorsque ni migrer ni vivre en extérieur n’est possible, y a-t-il une autre stratégie ? Oui bien sûr ! Il n’y a qu’à demander aux marmottes ce qu’elles en pensent.

Marmottes. Licence Creative Commons, Sylvain Haye
Marmottes. Licence Creative Commons, Sylvain Haye

Les marmottes préparent l’hiver très longtemps à l’avance parce que pendant que nous décorons notre sapin de Noël, les marmottes dorment profondément depuis des semaines, elles ne bougent plus, respirent très faiblement et leur rythme cardiaque est si ralenti qu’on le perçoit à peine. Pendant l’automne, elles ont fait des stock de nourriture (elles ont beaucoup mangé pour être capables de survivre sans se rassasier pendant des mois) et ont aménagé leur terrier de sorte à pouvoir y vivre et à y dormir sans arrêt pendant plusieurs semaines. Elles se réveilleront au printemps, en même temps que bien d’autres animaux endormis par l’hiver.

Nous sommes sûrs que vous connaissez de nombreux exemples d’animaux qui à l’instar de la marmotte cessent leurs activités pendant l’hiver. A vous de jouer en famille et de proposer le plus grand nombre d’espèces…Parmi vos propositions, il y aura sans doute le hérisson, le loir, les lérots… en tout cas beaucoup de mammifères. (Attention, l’ours cache bien son jeu : il ne cesse pas totalement ses activités car l’hiver est la période où naissent les oursons. C’est donc une période d’intenses activités et de chamboulements pour les mamans ourses). Il ne faut pas oublier les lézards, les tortues et… les insectes.

Lérot. Licence Creative Commons, Jctramasure
Lérot. Licence Creative Commons, Jctramasure

Et oui, les insectes aussi s’endorment pendant l’hiver, on appelle ça la diapause. Il s’agit d’un arrêt temporaire des activités de reproduction, de nourrissage et de digestion qui

a des répercussions sur le comportement des insectes. Ainsi pendant l’hiver, de nombreux insectes ne sont plus visibles : ils se cachent en attendant le retour du printemps. Si certains sont à l’état d’adultes camouflés dans les feuilles mortes ou dans le sol (coccinelles, carabes, fourmis, abeilles), d’autres sont en fait enfouis dans le sol à l’état d’œufs ou de larves. Ils ont totalement cessé de se développer lorsque les températures, la luminosité et la photopériode (rapport nombre d’heures de jour/nombre d’heures de nuit) ont diminué. Leur développement reprendra au printemps. De quels insectes parle-t-on ? Des papillons, des moustiques, des mouches… Si les températures sont négatives, leur corps gèle et ils ne peuvent pas survivre. En conséquence, ils attendent l’arrivée du printemps dans des états plus résistants, qui n’ont pas besoin de nourriture.

Papillon citron en train d'hiberner. Licence Creative Commons, Harald Süpfle
Papillon citron en hiver. C’est l’un des rares papillons qui peut résister à l’hiver à l’état adulte. Licence Creative Commons, Harald Süpfle

Toutes ces stratégies ne sont pas apparues par hasard. Elles sont le résultat de milliers d’année d’évolution. Les changements climatiques globaux peuvent modifier ces comportements mais nous ne savons pas encore comment. De nombreux scientifiques s’intéressent à cette question car notre climat change très rapidement et les animaux doivent s’y adapter.

par Eline Susset

Crédits de l’image de titre: Freepik et Honua
Découverte de la nature

[Découverte] A la découverte des lichens

Les lichens, tu n’en entends probablement pas souvent parler… et pourtant, il y a de grandes chances pour que tu en croises tous les jours. Que tu habites en ville ou à la campagne, ils sont partout et il n’y a pas de saison pour les observer, les lichens sont visibles toute l’année. En fait, ils font tellement partie du décor qu’on les en oublierait presque!

En voici quelques spécimens photographiés sur des supports et dans des milieux très variés, les as-tu déjà croisés ?

Quel est leur secret pour vivre et grandir dans de tels endroits ?

Un lichen c’est en fait deux (et même parfois trois !) organismes qui vivent ensemble : un champignon et une algue verte et/ou une cyanobactérie. On dit qu’ils vivent en symbiose : chacun profite des atouts de l’autre et la plupart des champignons qui forment les lichens ne pourraient pas vivre sans leur partenaire algue ou cyanobactérie !

Coupe transversale d’un lichen observé au microscope électronique à balayage. On remarque un dense réseau de filaments de champigon (en jaune-orangé) et les cellules d’algues (en vert). © Yannick Agnan - Tous droits réservés.
Coupe transversale d’un lichen observé au microscope électronique à balayage. On remarque un dense réseau de filaments de champigon (en jaune-orangé) et les cellules d’algues (en vert). © Yannick Agnan – Tous droits réservés.

L’algue et la cyanobactérie sont capables, comme les plantes, d’utiliser la lumière du soleil pour fabriquer des sucres à partir du CO2 (dioxyde de carbone) de l’air. Et elles vont partager ces sucres avec leur partenaire champignon. Le champignon quant à lui est particulièrement efficace pour capter et conserver l’eau, l’humidité et les nutriments de l’air et de la pluie. Il fournit un abri à son partenaire algue ou cyanobactérie et partage ces nutriments. Cette association permet donc au lichen de s’installer, vivre et grandir avec pour seuls besoins : de la lumière, de l’air, de l’eau (pluie, brouillard,…) et un support sur lequel se fixer !

Mais les lichens grandissent très lentement… certains de plusieurs millimètres par an, d’autres tellement lentement que leur croissance est imperceptible ! Aussi, les lichens que tu vas observer seront pour la plupart bien plus vieux que toi ! On pense même que certains lichens, notamment parmi ceux qui poussent sur les roches, peuvent dépasser les 1000 ans d’existence…

Trucs et astuces pour partir à la découverte des lichens :

Pour découvrir la diversité des lichens tu n’as besoin que de tes yeux et de ton sens de l’observation. Éventuellement, si tu en as une, emportes ta loupe pour les observer d’encore plus près !

Recherche-les sur les troncs d’arbres, les petites branches tombées au sol, les rochers, les vieux murs et trottoirs, les souches d’arbres ou les talus…

Tu pourras observer des lichens avec des couleurs très variées : du jaune vif au noir, en passant par le orange, le vert, le marron, le gris…

Amuses-toi à retrouver de quel type de lichen il s’agit en fonction de leur forme. Il existe 3 principaux types de lichens:

  • Les lichens « crustacés » sont incrustés sur leur support, impossible de les détacher à moins de casser un bout de roche ou d’écorce!
Lichen crustacé gris clair sur un rocher. Tous droits réservés, Marion pour Honua
Lichen crustacé gris clair sur un rocher. Tous droits réservés, Marion pour Honua
  • Les lichens « fruticuleux » ressemblent un peu à de petits buissons.
Lichen fruticuleux vert pâle sur un tronc (attention, en vert foncé, il s’agit d’une mousse et non d’un lichen!). Tous droits réservés, Marion pour Honua
  • Les lichens « foliacés » forment des lobes qui ressemblent un peu à de petites feuilles.
Lichen foliacé gris sur un rocher (attention, en vert, il s'agit d'une mousse et non d'un lichen!). Tous droits réservés, Marion pour Honua
Lichen foliacé gris sur un rocher (attention, en vert, il s’agit d’une mousse et non d’un lichen!). Tous droits réservés, Marion pour Honua

Repère leurs petites particularités: certains ont des cils, d’autres portent des sortes de petites verrues ou ce qui ressemble à de petites assiettes (on parle d’apothécies) parfois d’une couleur différente de celle du reste du lichen, ou encore, d’autres sont tachetés, veinés… Ce sont autant d’indices qui permettent de les différencier les uns des autres !

Maintenant que tu les connais un peu mieux, à toi de jouer : ouvre l’œil lors de tes prochaines sorties !

Mésange charbonnière. Licence Creative Commons, Frank Vassen
Découverte de la nature

[Découverte] Reconnaître les oiseaux du jardin et des balcons

Ouvre grand les yeux, dans ton jardin et sur ton balcon. Si tu ne fais pas trop de bruit et que tu t’armes de patience, tu finiras par les apercevoir. Mais qui donc ? Les oiseaux du jardin ! Tu as sûrement déjà pu remarquer qu’ils ne se ressemblent pas tous. Grâce à cet article, tu vas apprendre à mieux les connaître et découvrir leurs noms.

Moineau domestique mâle
Moineau domestique mâle. Licence Creative Commons, MarcProudfoot

 

Tu m’as sûrement déjà aperçu 100 fois, dans la rue ou ailleurs, en train de ramasser les miettes de ton repas : je suis le moineau domestique ! On m’appelle « domestique » parce que j’aime bien vivre près de l’homme.

 

Moineau domestique femelle. Licence Creative Commons, Steven Severinghaus
Moineau domestique femelle. Licence Creative Commons, Steven Severinghaus

Tu as déjà dû remarquer que j’avais parfois le ventre marron clair avec un sourcil pâle et le dos rayé, et parfois plutôt avec le ventre gris, le dessus de la tête marron foncé et le bec et le visage comme si je l’avais trempé dans de la peinture noire ? Si oui, bravo, tu sais faire la différence entre des femelles moineau (marron clair) et des mâles moineau (avec le bec noir) !

 

Un pigeon biset. Licence Creative Commons, Giuss95
Un pigeon biset. Licence Creative Commons, Giuss95

Moi aussi, tu me connais sûrement très bien aussi : je suis le pigeon biset. Bien plus gros qu’un moineau, j’aime comme lui vivre au contact de l’homme, par exemple dans les villes, où on me croise très souvent. J’étais autrefois un oiseau sauvage comme les autres et je vivais à proximité des falaises mais l’homme m’a domestiqué pour que je porte ses messages et j’ai pris l’habitude de vivre à son contact

 

Tourterelle turque, Licence Creative Commons, Mark Kilner
Tourterelle turque, Licence Creative Commons, Mark Kilner

Je ressemble au pigeon, par la taille et par la forme, mais je n’en suis pas un ! On m’appelle la tourterelle turque. J’ai une histoire un peu particulière : comme mon nom l’indique, je ne suis pas vraiment d’ici. Je suis arrivée en France depuis la Turquie dans les années 50 et je m’y suis tellement plu que j’y suis restée et que je me suis répandue partout.

 

Étourneau sansonnet. Licence Creative Commons, Pierre Selim
Étourneau sansonnet. Licence Creative Commons, Pierre Selim

 

A mon tour de me présenter, je suis l’étourneau sansonnet. Ma frimousse ne te dit rien ? Pourtant, je suis sûr que tu m’as déjà vu ! J’aime vivre en ville et surtout, j’adore me regrouper en grandes bandes de plusieurs milliers d’oiseaux. Peut-être que si je me présentais plutôt comme cela, tu te souviendrais mieux de moi ?

 

Merle noir mâle. Tous droits réservés, Juliane pour Honua
Merle noir mâle. Tous droits réservés, Juliane pour Honua

 

Je suis tout de noir vêtu et j’ai le bec jaune vif, je suis le merle noir. Facile à reconnaître, n’est-ce-pas ? Peut-être pas tant que ça, parce que cette description ne me correspond que si je suis un mâle. Si je suis une femelle, je suis toute marron, et beaucoup plus discrète !

 

Rouge-gorge. Licence Creative Commons, Tony Cox
Rouge-gorge. Licence Creative Commons, Tony Cox

Si jamais tu oublies un jour mon nom, il te suffira de me jeter un coup d’œil pour qu’il te revienne : je suis le rouge-gorge familier. Chez moi, les mâles et les femelles sont presque identiques. On me surnomme souvent l’ami du jardinier, en effet, j’aime beaucoup les vers de terre et les insectes dérangés lorsqu’on retourne la terre et, si tu jardines, je te suivrai sûrement de près !

 

Mésange charbonnière. Licence Creative Commons, Frank Vassen
Mésange charbonnière. Licence Creative Commons, Frank Vassen

Moi aussi je suis l’amie du jardinier mais, plus farouche et plus discrète qu’un rouge-gorge, mon coup de main aux plantes passe souvent inaperçu : je suis la mésange charbonnière. En été, je mange quantité d’insectes qui aiment grignoter la végétation. En hiver, tu me verras souvent au poste de nourrissage me régaler des graines que tu m’y proposes. Pour reconnaître mon mâle de ma femelle, il va te falloir observer la bande noire qui me traverse la poitrine : elle est large chez les mâles et beaucoup plus fine chez les femelles.

Mésange bleue. Licence Creative Commons, gynti_46
Mésange bleue. Licence Creative Commons, gynti_46

 

Je suis aussi une mésange mais je suis nettement plus petite et je n’ai pas de noir sur la tête, je suis la mésange bleue. Je suis l’acrobate du jardin et tu me verras souvent suspendue la tête en bas pour atteindre une graine particulièrement succulente.

 

Pinson des arbres. Licence Creative Commons, Col Frankland
Pinson des arbres. Licence Creative Commons, Col Frankland

Moi c’est le pinson des arbres. On me reconnaît facilement avec ma couleur rouge brique, mon casque bleu ardoise et mes barres blanches sur les ailes. Ma femelle me ressemble beaucoup, si ce n’est qu’elle est bien plus terne, comme si ses couleurs avaient déteint. Peut-être que mon apparence ne te dit rien mais je suis sûr que tu m’as déjà entendu chanter. Tu ne me crois pas ? Alors écoute :

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Corneille noire. Licence Creative Commons, Mark Robinson
Corneille noire. Licence Creative Commons, Mark Robinson

Non, non et non, je le répète, je ne suis pas un corbeau, je suis la corneille noire. Mes cousins les grands corbeaux n’aiment pas trop vivre près des hommes alors si tu vois un grand oiseau noir près d’une maison ou en ville, c’est sûrement moi ! Mon costume tout noir m’a donné une réputation d’oiseau de mauvais augure vraiment injustifiée, d’autant plus que je suis un oiseau très intelligent et plutôt sympathique ! Regarde-moi donc résoudre ce puzzle en huit étapes les doigts dans le nez :

Pie bavarde. Licence Creative Commons, Hans-Jörg Hellwig
Pie bavarde. Licence Creative Commons, Hans-Jörg Hellwig

 

Impossible de me confondre avec qui que ce soit, je porte toujours un smoking noir et blanc impeccable : je suis la pie bavarde. J’ai la mauvaise réputation d’être une voleuse et j’avoue, j’ai du mal à résister à tout ce qui brille !

 

Tous ces oiseaux des jardins et balcons doivent trouver de quoi manger dehors toute l’année et, en hiver, cela peut devenir très compliqué. Si tu souhaites leur donner un petit coup de pouce pour passer la saison froide, tu peux consulter cet article qui t’apprendra comment leur fabriquer un poste de nourrissage !

Tu as des questions sur les oiseaux du jardin et des balcons ? Tu as vu un oiseau qui n’apparaît pas ici et tu aimerais savoir ce que c’était ? N’hésite pas, laisse-nous un commentaire et nous te répondrons !

Crédits photographiques de l’image de titre : licence Creative Commons, Frank Vassen

 

Mangeoire et oiseaux
Ateliers

[Atelier] Fabrique un poste de nourrissage pour les oiseaux

L’hiver approche et les premières gelées sont là ! Tu mets des vêtements plus chauds et tu restes plus souvent à l’intérieur, à l’abri du froid, mais comment font les oiseaux qui vivent dehors toute l’année ? Pour passer l’hiver, ils cherchent de la nourriture riche en graisses, qui les aide à produire l’énergie dont ils ont besoin pour lutter contre le froid. Et, si tu veux, tu peux les aider en créant un poste de nourrissage. Tu peux acheter des mangeoires ou des boules de graisse à suspendre toutes faites, mais tu peux aussi les fabriquer, c’est beaucoup plus amusant ! N’oublie pas de demander l’aide d’un adulte avant de commencer.

 

Les boules de graisse

Pour fabriquer tes boules de graisse, il te faut :

Des pots de yaourt vides – Des allumettes ou de petits morceaux de bois – Des morceaux de ficelle – Des graines pour oiseaux – De la graisse végétale (margarine, végétaline…)

Mésange bleue sur une boule de graisse
Mésange bleue sur une boule de graisse. Licence Creative Commons, Sylvain H (modifié)

1. Dans chacun de tes pots de yaourt, pose un morceau de bois ou une allumette attachés à une ficelle qui dépasse du pot

2. Fais chauffer dans une casserole de la graisse végétale jusqu’à ce qu’elle fonde

3. Retire la casserole du feu et ajoute-y les graines, mélange bien

4. Verse avec précaution le mélange dans les pots de yaourt et laisse refroidir jusqu’à ce que la graisse se solidifie

5. Démoule les boules de graisse des pots de yaourt (si tu n’y arrives pas, passe le pot sous l’eau chaude quelques minutes avant de réessayer) et suspends-les au balcon ou à une branche !

Si les boules de graisse s’abiment trop vite quand tu les suspends, tu peux les entourer d’un morceau de filet à oranges et les suspendre par le filet

 

La mangeoire orange

Pour fabriquer cette mangeoire, il te faut :

Une grosse orange – Des graines pour oiseaux – Deux morceaux de ficelle – Un cure-dents

Une mangeoire orange
Une mangeoire orange. Illustration par Juliane, association Honua

1. Coupe l’orange en deux moitiés égales

2. Enlève la pulpe de l’orange, avec une cuillère par exemple, en faisant bien attention de ne pas déchirer la peau. Tu peux garder la pulpe pour ton goûter !

3. Avec le cure-dents, fais quatre trous de part et d’autre de la peau d’une demie orange

4. Passe les deux ficelles dans les trous

5. Remplis l’orange de graines ou du mélange à boules de graisses, et suspends-la au balcon ou à une branche !

 

La mangeoire pomme de pin

Pour fabriquer cette mangeoire, il te faut :

Une grosse pomme de pin – Du beurre de cacahuète – Des graines pour oiseaux – Un morceau de ficelle

Mangeoire pomme de pin
Une mangeoire pomme de pin. Licence Creative Commons, Nine Minutes

1. Attache solidement la ficelle à la pomme de pin

2. Recouvre la pomme de pin de beurre de cacahuète

3. Roule la pomme de pin dans les graines

4. Suspends la pomme de pin au balcon ou à une branche !

Si tu n’as pas de beurre de cacahuète, tu peux tremper la pomme de pin dans le mélange pour boules de graisses et laisser refroidir avant de la suspendre.

 

Conseils pour ton poste de nourrissage

Plus la nourriture sur le poste de nourrissage sera variée et plus il y aura d’espèces d’oiseaux qui viendront y manger.  En plus de la graisse et des graines, tu peux aussi mettre des miettes de pain, des pommes, des raisins secs, des cacahuètes non salées…

Les oiseaux ont aussi besoin de boire et, s’il gèle, ils peuvent avoir du mal à trouver de l’eau. Fournis leur des coupelles avec de l’eau propre que tu changeras souvent.

Attention aux chats ! S’il y en a dans ton jardin, suspends bien la nourriture hors de leur portée. Si ton chat sort pendant l’hiver, mets lui un collier avec une clochette, les oiseaux l’entendront arriver et ne se feront pas attraper.

N’oublie pas qu’en hiver, les oiseaux économisent leur énergie au maximum alors, si tu veux nous observer, fais-le derrière une fenêtre, bien caché, pour ne pas nous faire peur et nous faire dépenser notre précieuse énergie.

 

Tu veux apprendre à reconnaître les oiseaux des jardins et des balcons ? Consulte vite cet article ! Tu as des questions sur ton poste de nourrissage ou tu veux nous montrer des photos ? N’hésite pas, écris nous un commentaire et nous te répondrons !

Actualités

Lancement officiel du site web

Bonjour à tous ! Aujourd’hui est un grand jour puisque c’est celui du lancement officiel du site web d’Honua ! Ici, vous trouverez des articles pour faire découvrir la nature aux enfants et aux plus grands, ainsi que des idées d’actions à réaliser chez soi ou en classe pour préserver localement la biodiversité.

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