Découverte de la nature

[Découverte] Naître ou ne pas naître : telle est la question

Maman et papa pinson sont tout excités. Leurs petits vont bientôt naître. Ils s’affairent à construire un nid pour accueillir ces naissances. Mais au fait où naissent les autres animaux ?

Tu as déjà vu des nids dans les arbres, ces drôles de construction faites de brindilles, de mousse et d’herbe. De nombreuses espèces d’oiseaux construisent un nid dans lequel maman oiseau pond. C’est là que naissent les petits oiseaux. La taille du nid est proportionnelle à la taille des oiseaux : les petits oiseaux construisent des petits nids, les grands oiseaux construisent des grands nids. Regarde ces deux exemples : le moineau domestique et la cigogne blanche. Le moineau domestique est un petit oiseau (qui ne fait que quelques centimètres). Il construit son nid dans les arbres. La cigogne blanche est un très grand oiseau (plus d’un mètre). Elle construit son nid sur les cheminées et les poteaux. Si tu habites en Alsace, en Normandie ou en Charente, tu les as sûrement déjà vues. Les nids des cigognes sont construits très, très haut. Il ne faut pas avoir le vertige.

Un nid de moineau domestique (photo : Pixnio)
Une cigogne blanche et ses petits dans leur très grand nid (photo : wikimédia commons)

Voyons ce qui se passe chez des animaux un peu plus gros.

C’est l’hiver. Maman ourse est bien installée dans sa tanière. Elle attend le printemps, mais surtout elle attend un très heureux événement. Elle va bientôt donner naissance à ses oursons. Eh oui, les oursons viennent au monde lorsqu’il fait très froid dehors. Ils naissent dans la tanière et ne peuvent pas en sortir. Pendant les premiers mois de leur vie, ils ne se nourrissent qu’avec du lait, en tétant maman ourse.
Regarde cette vidéo d’une tanière d’ours chez nos amis canadiens : https://www.youtube.com/watch?v=iKN3uzFGUeE

Les marmottes sont des animaux très rigolos qui ressemblent à des peluches. Elles vivent en montagne. Comme tous les animaux sauvages, tu peux les regarder mais ne cherche pas à les toucher ou à les caresser, car tu peux les effrayer.

Les petits de la marmotte s’appellent les marmottons. Ils naissant au printemps dans un terrier. Le terrier est un abri creusé dans la terre par les parents marmottes pour donner naissance aux petits mais aussi pour y dormir protégés du froid de l’hiver. Le terrier est un endroit très confortable et très chaud. Il y a plusieurs pièces (un peu comme dans ta maison) : une entrée principale avec un long couloir, une chambre principale tapissée de foin et de brindilles pour que toute la famille ait bien chaud, les toilettes et une issue de secours en cas d’attaque d’un prédateur. Il faut que l’endroit soit très confortable car les marmottons y passent 1 à 2 mois avant de sortir pour la première fois. Ensuite, quand l’hiver arrive, ils y passeront encore 6 mois sans sortir avec toute leur famille.

Le terrier d’une famille marmotte
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La girafe ne construit pas de nid ou d’abri pour son petit. Il vient au monde dans le milieu où elle vit, c’est-à-dire la savane. Pendant la mise bas, la maman girafe reste debout. Le girafon fait une chute de 2 m de haut.

Regarde cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Zdzfh_lXqos On y voit un petit girafon venir au monde.

Les hippocampes sont de drôles de poissons qui ressemblent à des chevaux, c’est pour cela qu’on les appelle parfois « chevaux des mers ». Les bébés hippocampes naissent directement dans l’eau. Ce n’est pas maman hippocampe qui les porte dans son ventre, mais papa hippocampe ! Il ne construit pas de nid ou de terrier mais va se placer au fond de la mer, là où il ne sera pas dérangé. Les petits hippocampes sortent de son ventre les uns après les autres et restent près de papa hippocampe pour être protégés. Malheureusement, les hippocampes sont menacés à cause de la pollution des océans. Si toi aussi, tu trouves que ce sont de très beaux animaux, n’hésite pas à les protéger et ne jette surtout pas tes déchets dans la nature.

L’été, tu aimes bien aller à la plage pour faire des châteaux de sable ou jouer dans l’eau. Sais-tu que c’est dans le sable que naissent les petits de la tortue marine.

Quand la marée est basse, les mamans tortues marines sortent de l’eau et creusent de très grands trous dans le sable avec leurs nageoires. Elles pondent ensuite leurs œufs (entre 70 et 200) dans ces grands trous et les recouvrent de sable pour les cacher des prédateurs.
Après plusieurs semaines, les œufs éclosent ; on voit apparaître de toutes petites tortues qui sortent du sable. Ces petites tortues vont alors dans l’eau pour se nourrir et grandir. Elles reviendront quelques années plus tard pour pondre à leur tour sur la plage où elles sont nées.

Cette tortue se prépare à pondre dans le sable (photo : wikimédia commons)

On dit parfois que les petits garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses. Est-ce une idée totalement farfelue ? Les drosophiles sont des petites mouches que tu as pu observer s’il y avait des fruits trop mûrs à la maison. Elles aiment le sucre des fruits, ou plutôt l’alcool qui s’est formé à partir du sucre. Et leurs petits aussi. Les mamans drosophiles pondent dans les fruits. Les petits naissent donc dans des endroits assez originaux comme une nectarine, une pêche… Et toi si tu étais une drosophile, dans quel fruit voudrais-tu naître ?

Les drosophiles naissent dans les fruits (photo : Anne-Cécile Dagaeff)

Un dernier mot avant que l’on se quitte : pour aider les oiseaux dans la construction de leur nid, il est important que tu leur laisses des brindilles, des feuilles, de la mousse dans ton jardin. A l’automne, lorsque les feuilles commencent à tomber ou s’il y a quelques brindilles sur le gazon, ne les mets surtout pas à la poubelle. Fais-en un joli tas dans ton jardin. Pendant l’hiver, tu auras la surprise de voir des insectes venir s’y réfugier. Au début du printemps, tu verras que les petits oiseaux viennent piocher des éléments dans ton tas de feuilles pour construire leur nid. Peut-être observeras-tu l’un des oiseaux que nous te présentons dans notre article : http://honua.fr/decouverte-les-oiseaux-du-jardin-et-des-balcons/

Découverte de la nature

[Découverte] L’automédication ou quand les animaux jouent les docteurs

Comme toi, les animaux tombent parfois malades. Dans ce cas, comment font-ils ? Découvrons ensemble comment les animaux se soignent.

Les animaux n’ont pas la possibilité d’aller à la pharmacie pour acheter des médicaments, ni même de consulter un médecin. Du coup, ils se soignent par eux-mêmes, on parle d’automédication, et se débrouillent avec ce qu’ils trouvent dans la nature. C’est ce que faisaient nos grands-mères et nos grands-pères avant que les médicaments soient créés. As-tu déjà vu ta grand-mère boire une tisane de thym parce qu’elle avait mal à la gorge ? Ou mettre de l’eucalyptus sur son mouchoir pour soulager un vilain rhume ? Sais-tu que l’aspirine, que tes parents prennent quand ils ont mal à la tête, est extraite d’un arbre, le saule blanc ? C’est l’un des médicaments les plus consommés par les adultes. Toutes ces plantes, le thym, l’eucalyptus, le saule blanc…, sont disponibles dans la nature. Les animaux l’ont bien compris. Ils ont eux aussi plein de remèdes efficaces.

Le saule blanc, producteur d’un des médicaments les plus utilisés
(photo : wikimédia commons)

Les aliments que les singes mangent contiennent parfois des petits vers qui ne demandent qu’une chose : venir vivre dans l’estomac tout chaud des singes. Or, pour les singes, c’est une très mauvaise nouvelle, car une fois installé dans son estomac, le ver lui fait très mal. Il lui vole sa nourriture, c’est ce qu’on appelle un parasite. Pour éviter que le petit ver ne reste trop longtemps dans son estomac et qu’il développe une infection bactérienne, le chimpanzé mange des feuilles, il mâche la moelle amère de la vernonie commune (Gymnanthenmum amygdalinum) et avale les feuilles entières. Ces dernières relâchent des composés antiparasitaires et provoquent l’expulsion des parasites de leur ventre.

La vernonie commune
(photo : wikimédia commons)

Une autre plante qui fait du bien au chimpanzé est Aspilia sp. dont la fleur est jaune. Une troisième technique est de manger l’écorce de l’albizia (aussi appelé arbre à soie) qui incommode les parasites et les expulse de son organisme. Enfin, le chimpanzé consomme aussi de la terre et de l’argile pour se soigner.

Les chimpanzés savent très bien utiliser les plantes pour se soigner
(photo : wikimédia commons)

Tu connais sans doute le caractère très « précautionneux » des fourmis. Dans la fable La Cigale et la fourmi de Jean de la Fontaine, la fourmi fait des réserves pour l’hiver et anticipe aussi l’arrivée des maladies. Pour ne pas que les microbes s’installent dans sa maison (qu’on appelle une fourmilière), elle découpe des petits morceaux d’écorce de conifères (des pins, par exemple) et les fait rentrer dans sa fourmilière. Ces morceaux d’écorce libèrent des composés toxiques pour les microbes et empêchent leur développement. Les fourmis utilisent la résine antimicrobienne des conifères (elles en mettent dans leur fourmilière) pour éviter la croissance microbienne.

Comme la fourmi, l’étourneau sansonnet protège ses petits des bactéries. Il met des plantes fraîches, par exemple : la carotte sauvage, ainsi qu’une jolie plante qui s’appelle vergerette de Philadelphie (Erigeron philadelphicus), dans son nid pour ne pas que les parasites/microbes prolifèrent et contaminent ses petits.

L’étourneau sansonnet, un oiseau qui prend soin de ses petits
(photo : wikimédia commons)

La vergerette de Philadelphie
(photo : Y.O.T.O.)

Les parents papillons monarques ne construisent pas de nids, ni ne vivent pas dans des fourmilières. Ils n’ont pas d’abris fixes. Du coup, s’il y a une menace (par exemple : si eux-mêmes sont porteurs de maladies), ils ne peuvent pas protéger leurs petits en désinfectant leurs maisons. Par contre, ils ont une technique très efficace pour éviter que leurs larves tombent malades : ils pondent leurs œufs sur des feuilles d’une très belle plante appelée asclépiade qui éloigne les microbes, ce qui évite ainsi que leurs petits soient infectés.

Ce monarque se nourrit dans les fleurs de l’asclépiade
(photo : KatherineSlade)

Parfois les insectes sont attaqués par d’autres insectes. On appelle ces derniers les guêpes parasitoïdes. Elles ont l’habitude de pondre leurs œufs dans le corps d’insectes inoffensifs. Oui, oui, tu as bien lu : dans le corps des autres ! Les victimes ne se laissent pas faire, bien au contraire ! Les chenilles (Grammia incorrupta), qui deviendront de jolis papillons, mangent des feuilles qui contiennent des substances toxiques (alcaloïdes pyrrolizidines) pour se débarrasser des parasites.

Quand aux drosophiles (ces petites mouches que tu peux observer sur les fruits trop mûrs), elles boivent de l’alcool qui se trouve dans les fruits trop mûrs. Ingénieux, non ?

Enfin, nous allons terminer avec un animal que tu connais bien : le chien. Tu as peut-être déjà vu ton chien mâché de l’herbe. Il agit ainsi lorsqu’il a trop mangé ou qu’il a mal à l’estomac. Ca lui permet de ne plus avoir mal et d’être en pleine forme pour pouvoir continuer à jouer avec toi.

Les questions de Jason

Les fleurs sentent-elles toujours bon ?

En te promenant dans un jardin, tu as sans doute déjà senti le doux parfum des roses, du lilas, des violettes ou encore des pivoines. Ces odeurs sont si agréables qu’on n’a qu’une envie : plonger le nez dans les fleurs pour profiter avec gourmandise de leurs parfums.

Pivoines Image : Wikimedia commons
Pivoines
Image : Wikimedia commons

Ces fleurs ont été sélectionnées et sont parfois cultivées par l’homme pour faire des parfums vendus très cher. Certaines d’entre elles sont même l’emblème de nos régions, par exemple : la lavande dans le sud-est de la France.

Un joli champ de lavande Image : Commons wikimedia
Un joli champ de lavande
Image : Commons wikimedia

Si ces fleurs sentent si bon, ce n’est pas pour nous plaire mais plutôt pour attirer leurs pollinisateurs*. Et ces pollinisateurs, qui sont-ils ?

Tu te doutes bien qu’ils doivent avoir un odorat développé. Et qu’ils doivent être petits, car pour aller chercher le nectar et le pollen au cœur de la fleur. Alors une idée ? Ces pollinisateurs, ce sont les insectes. Et pas n’importe lesquels : les abeilles, les bourdons, les osmies, les papillons, etc.

En émettant ces parfums si délicats et si agréables, les fleurs indiquent aux pollinisateurs où elles se trouvent. Très souvent, ces fleurs qui sentent si bon ont aussi de très jolies couleurs. As-tu remarqué les couleurs chatoyantes des roses, le joli violet du lilas ou encore le jaune éclatant du mimosa ? C’est pour que les insectes les repèrent encore plus facilement.

Est-ce que toutes les fleurs sentent bon ? C’est une très bonne question.

Toutes les fleurs n’ont pas forcément une odeur caractéristique. Prenons l’exemple d’une marguerite. Es-tu capable de décrire son odeur ? Non ? Tu as raison, c’est parce que son odeur n’est pas très marquée. La marguerite attire ses pollinisateurs grâce à ses couleurs et notamment à son cœur tout jaune.

Il existe d’autres plantes dont les fleurs ne sentent rien. C’est le cas des arbres. Comment ça les arbres ont des fleurs ? Hé oui, tu as remarqué que les pommiers, les poiriers, les cerisiers font des fleurs au printemps. Ces fleurs sont pollinisées par les abeilles et les bourdons mais elles ne sentent rien.

Fleurs de pommier Image : Pixabay
Fleurs de pommier
Image : Pixabay

Et si je te parle du noisetier, du charme, du bouleau, connais-tu ces arbres ? Eux aussi ont des fleurs (on les appelle les chatons) mais elles ne sentent rien pour la bonne et simple raison qu’elles n’ont pas besoin des insectes pour la pollinisation. Elles, elles font appel au vent. Au printemps, lorsque les fleurs sont bien gorgées de pollen, un coup de vent assure le transfert du pollen vers d’autres fleurs. Ce sont des milliards de grains de pollen qui transitent sous nos yeux sans que l’on se rende compte de rien. Enfin, ça ne passe pas totalement inaperçu car de nombreuses personnes sont allergiques aux pollens. Quand il y a ce transfert de pollen, elles sont obligées de porter un masque, sinon c’est l’allergie et les crises d’éternuement assurées. Le transfert de pollen est pour elles une période qu’elles redoutent énormément.

Fleurs de bouleau Image : Pixabay
Fleurs de bouleau
Image : Pixabay

Fleurs de noisetier Image : Creative commons
Fleurs de noisetier
Image : Creative commons

Nous avons parlé des fleurs qui sentent bon et des fleurs qui ne sentent rien. Maintenant, nous allons parler des fleurs qui ne sentent pas bon, mais alors pas bon du tout !

La première d’entre elles est une fleur qu’on ne rencontre pas en France. C’est la rafflésie Rafflesia arnoldii. Elle pousse en Asie, là où il fait très chaud et très humide.

La rafflésie Image : Wiki commons
La rafflésie
Image : Wiki commons

Tu connais peut-être cette fleur, car elle a inspiré un personnage Pokémon qui s’appelle… Rafflesia. C’est la plus grosse fleur du monde : elle fait entre 30 et 40 cm de diamètre !

Cette grande fleur a la particularité de sentir… la viande pourrie ou en décomposition. Ça ne donne pas envie d’aller mettre le bout du nez dedans, qu’en penses-tu ? Si la rafflésie sent si mauvais, c’est pour attirer ses pollinisateurs, les mouches. Les mouches raffolent de cette odeur.

Et en France ? Chez nous aussi, il existe des fleurs qui ne sentent pas très bon. Par exemple : l’anthémis fétide Anthemis cotula, que l’on appelle également camomille puante.

Il y a aussi l’épiaire des bois Stachys sylvatica, elle ressemble à l’ortie en raison de ses feuilles velues et douces mais comme elle sent mauvais, on lui a donné un autre nom : ortie puante.

Les autres plantes que tu peux rencontrer sont :

– l’arum tacheté Arum maculatum qui est une jolie plante que l’on trouve dans les bois, mais qui sent les excréments. Attention ne la touche pas car elle est toxique.

– le serpentaire commun Dracunculus vulgaris qui est une plante qui pousse près de la mer Méditerranée et dont la fleur pourpre sent la viande pourrie.

L'épiaire des bois Image : Wiki commons
L’épiaire des bois
Image : Wiki commons

L'arum tacheté Image : Wiki commons
L’arum tacheté
Image : Wiki commons

Fruits de l'arum tacheté. Attention, ils sont toxiques ! Image : Wikimedia commons
Fruits de l’arum tacheté. Attention, ils sont toxiques !
Image : Wikimedia commons

La fleur pourpre du serpentaire commun Image : Wiki commons
La fleur pourpre du serpentaire commun
Image : Wiki commons

Mais cela n’empêche pas la plupart de ces fleurs d’être très jolies. Qu’en penses-tu ?

Maintenant que tu sais plein de choses sur le parfum des fleurs, n’hésite pas à nous écrire pour nous dire quel est ton parfum de fleur préféré.

 

 

* Pour savoir ce qu’est un pollinisateur, regarde notre article sur les osmies, ces abeilles solitaires qui ressemblent à des peluches (http://honua.fr/atelier-fabrique-un-nichoir-a-osmies/).

Découverte de la nature

[Découverte] L’abeille charpentière : un gros hélicoptère inoffensif

Au printemps, les arbres sont parés de leurs plus jolies fleurs. Les insectes en profitent pour venir y chercher du nectar et du pollen. Parmi ces insectes, on rencontre les abeilles (y compris l’abeille domestique, celle qui fait du si bon miel), les bourdons, les syrphes (ces drôles de petits hélicoptères qui font des vols stationnaires) et un curieux insecte très gros, aux couleurs très sombres. Cet insecte, c’est l’abeille charpentière ou xylocope violet (Xylocopa violacea (L.)). L’as-tu déjà rencontré dans ton jardin ou dans les jardins publics ? C’est une abeille toute noire aux reflets violets. Elle fait beaucoup de bruit lorsqu’elle vole. Sa taille est impressionnante : elle mesure 3 cm de la tête à la fin de l’abdomen et peut atteindre 5 cm de large lorsqu’elle déploie ses ailes.

Comme de nombreuses abeilles, l’abeille charpentière se nourrit de pollen et de nectar. En revanche, elle se différencie des autres par son comportement. En effet, elle est tellement grosse qu’elle ne peut entrer que dans très peu de fleurs. Du coup, elle est obligée de creuser les corolles des fleurs pour manger le nectar. Elle laisse donc une trace de son passage dans les fleurs : un joli trou au travers duquel elle a déployé ses mandibules pour chaparder le nectar.

Voici un petit schéma pour t'expliquer ce qu'est une corolle © Eline Susset
Voici un petit schéma pour t’expliquer ce qu’est une corolle
© Eline Susset

Sa taille peut faire craindre qu’elle est méchante, mais il n’en est rien. C’est une abeille très gentille. Elle ne viendra pas t’embêter. Tu peux la regarder travailler, mais surtout ne cherche pas à l’attraper, car elle pourrait avoir une réaction inhabituelle et te piquer. Ce serait dommage !

L'abeille charpentière en train de voler du nectar dans une fleur de lavatère © Eline Susset
L’abeille charpentière en train de voler du nectar dans une fleur de lavatère
© Eline Susset

Elle doit son nom « charpentière » à son habitat. Contrairement à l’abeille qui fait le miel, elle ne vit pas dans une ruche mais dans des galeries qu’elle creuse dans le bois. Pas le bois de ta maison ou les arbres vivants, non, mais dans les morceaux de bois très vieux en train de se décomposer. Il est très important de lui laisser des abris pour qu’elle puisse venir s’y reposer et se protéger quand il ne fait pas très beau.

Et tu peux aussi protéger ses copines les abeilles solitaires en leur fabriquant un abri. Regarde notre article : http://honua.fr/atelier-fabrique-un-nichoir-a-osmies/ tu y découvriras comment fabriquer des abris pour les abeilles solitaires et plein d’autres insectes.

N’hésite pas à nous écrire si tu observes des abeilles charpentières près de chez toi ! A bientôt.

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[Découverte] Le camouflage, tout un art !

Le caméléon est un curieux animal capable de changer de couleur pour, dit-on, se camoufler et disparaître complètement dans son habitat. Mais au fait, est-ce vrai ?

Le caméléon trompe son monde. En effet, il peut changer de couleurs en fonction de l’endroit où il se trouve (par exemple il est tout vert lorsqu’il est dans les feuilles), mais ce n’est pas la raison principale. Son changement de couleurs ne lui sert pas toujours à se camoufler dans son habitat. En effet, il change de couleurs pour communiquer avec les autres caméléons, c’est avant tout sa manière de faire part de son humeur à ses congénères. Quand il est calme et que tout va bien pour lui, le caméléon est vert émeraude. En revanche, s’il se sent menacé, il devient rouge ou noir. S’il est malade ou affaibli pour le manque de nourriture, il devient pâle ou blanc.

Un caméléon heureux ! Image : Flickr
Un caméléon heureux !
Image : Flickr

D’autres raisons peuvent entraîner son changement de couleurs. Par exemple : la température ambiante. Sa couleur devient sombre lorsqu’il fait froid. Cela lui permet de mieux capter les rares rayons de soleil et de se réchauffer. Une autre raison qui pousse les caméléons à changer de couleurs est leur état amoureux : lorsqu’un caméléon mâle est amoureux, il se pare de couleurs vives, et si un caméléon femelle est amoureuse elle aussi, elle se pare également de couleurs vives. Maintenant que la vérité est rétablie à propos de notre ami caméléon, voyons ensemble quelques exemples d’animaux qui changent de couleurs pour se dissimuler dans le paysage.

Le lièvre variable vit en montagne, dans les Alpes. En été, quand il n’y a pas de neige, il est marron. En hiver, son pelage change de couleur et devient tout blanc. Le lièvre variable n’est alors plus visible dans les paysages enneigés.

Lièvre variable en été Image : Wikimedia commons
Lièvre variable en été
Image : Wikimedia commons

Lièvre variable en hiver Image : Wkimedia commons
Lièvre variable en hiver
Image : Wkimedia commons

 

Le lagopède alpin est un oiseau qui, lui aussi, vit dans les Alpes. La couleur change elle aussi au cours des saisons. Cependant, contrairement à d’autres oiseaux, il ne change pas 2 fois mais 3 fois de plumage au cours de l’année. En été, le lagopède alpin est blanc avec des taches brunes et noires sur le corps. En automne, il devient grisâtre avec quelques notes de blanc. En hiver, lorsque la neige a recouvert les montagnes, le lagopède devient tout blanc. Cette stratégie porte le nom d’homochromie.

 

Lagopède alpin en automne Image : Wikiemdia commons
Lagopède alpin en automne
Image : Wikiemdia commons

Lagopède alpin en hiver Image : Wikimedia commons
Lagopède alpin en hiver
Image : Wikimedia commons

Lagopède en été Image : Flickr
Lagopède en été
Image : Flickr

 

 

 

 

 

 

 

Une autre manière de se camoufler est de ressembler à un élément du paysage. Regarde les photographies de ce site Internet : http://ssaft.com/Blog/dotclear/?post/2014/04/18/Steak-Hache-Mais-ou-et-qui-etait-Charlie Vois-tu les animaux qui s’y cachent ?

Découverte de la nature

[Découverte] Être vu pour ne pas être mangé ?

Les animaux se cachent parfois pour ne pas être mangés, mais est-ce le cas de tous ?

Non, il y a quelques coquins. Certains animaux ont des couleurs très vives, sais-tu pourquoi ? Il s’agit d’une stratégie de défense pour échapper à leurs prédateurs. En étant très visibles, ces animaux envoient un message aux prédateurs : « Prédateurs, vous me voyez, mais attention à vous, je n’ai pas un bon goût, et si vous me croquez, vous allez être malades ! » Astucieux, non ? Cette stratégie porte le nom d’aposématisme.

Nous te proposons quelques photographies d’animaux qui ont cette stratégie. Tu verras par toi-même que ces animaux ne sont pas du tout discrets dans leur milieu naturel.

Coccinelle à 7 points Image : Maxpixel
Coccinelle à 7 points
Image : Maxpixel

Grenouille dendrobate Image : Wikimedia commons
Grenouille dendrobate
Image : Wikimedia commons

Chenille du papillon goutte-de-sang Image : Wikimedia commons
Chenille du papillon goutte-de-sang
Image : Wikimedia commons

Salamandre commune Image : Pixabay
Salamandre commune
Image : Pixabay

D’autres animaux ont eux aussi des couleurs mais sont totalement inoffensifs pour les prédateurs. Ils copient simplement l’apparence des animaux toxiques et trompent ainsi les prédateurs. C’est ce qu’on appelle le mimétisme batésien ; cette stratégie tire son nom du scientifique qui l’a mise en évidence : monsieur Henry Walter Bates.

Regarde les photographies juste après, tu te rendras compte que les animaux toxiques et les animaux inoffensifs se ressemblent vraiment et tu comprendras pourquoi les prédateurs sont facilement dupés. Les photographies de gauche montrent des animaux toxiques ; les photographies de droite montrent des animaux totalement inoffensifs pour les prédateurs.

 

Aquatic coral snake 2 Erythrolamprus_aesculapii

Amauris_niavius_(dos)[1] Mocker_Swallowtail,_top_side

Images : Wikimedia commons

Les questions de Jason

Le printemps : la saison des animaux amoureux

C’est le printemps ! Jason le mouton est heureux, il va pouvoir retrouver son amoureuse. Mais, au fait, comment les animaux font-ils pour rencontrer un amoureux ou une amoureuse ?

Tu as sans doute déjà entendu les oiseaux chanter à tue-tête au printemps et en été. Sais-tu pourquoi ils se comportent ainsi ?

Ce sont les mâles que l’on entend chanter afin d’attirer des femelles et de les séduire. Les dames écoutent attentivement ce concert et succombent au charme des mâles offrant les plus beaux chants (les poètes appellent ces chants le ramage). Dès qu’une femelle est séduite, elle vient à la rencontre du mâle et, ensemble, ils fondent une famille.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les oiseaux ne sont pas les seuls à chanter. D’autres animaux utilisent leur voix pour attirer les femelles. Par exemple, les criquets et grillons animent les nuits chaudes du sud de la France avec leurs stridulations incessantes ; les grenouilles, quant à elles, coassent à tue-tête au crépuscule dès la fin de l’hiver.

As-tu déjà entendu le brBrame cerfame du cerf ? C’est le cri rauque que le cerf fait dans les forêts l’automne dès la nuit tombée afin d’attirer les biches. Lui aussi donne de la voix pour séduire. Il faut qu’il se dépêche, sinon un autre mâle va conquérir les biches.

 

Tous les animaux n’utilisent pas un cri ou un chant pour rencontrer leur amoureuse. Heureusement, sinon ce serait la cacophonie !

Pendant que j’y pense, est-ce que ce sont toujours les mâles qui attirent les femelles ? Voyons ce qui se passe chez les insectes. Ils pourront nous donner la réponse !

Les insectes produisent un parfum que l’on appelle phéromones afin de stimuler l’odorat de l’élu(e) de leur cœur. Chez les insectes, les mâles et les femelles sont capables de produire ces phéromones, cela veut dire que les mâles peuvent attirer les femelles et inversement. Les femelles ont donc la capacité de séduire elles aussi.

Notre nez d’humain n’est pas suffisamment sensible pour capter toutes ces odeurs. Des milliers sont diffusées tous les jours dans l’air et c’est un sacré méli-mélo pour ceux qui cherchent l’amour.

Et une fois que l’amoureux ou l’amoureuse est séduit(e), que se passe-t-il ?

Parfois, il arrive qu’un mâle ou une femelle soit indécis(e)… son cœur balance entre plusieurs Paon roueprétendant(e)s. Il faut alors écarter la concurrence. Pour cela, chaque animal a sa stratégie : les cerfs se battent les uns contre les autres, les paons paradent (ils dansent devant les femelles pour montrer qu’ils sont vifs et en bonne santé), les araignées offrent des cadeaux (un peu de nourriture par exemple) tandis que les oiseaux jardiniers construisent des cabanes ou des nids pour montrer à quel point ils sont de bons bricoleurs. N’est-ce pas exceptionnel ?

Si tu connais d’autres méthodes de séduction chez les animaux, n’hésite pas à nous écrire !

 

 

Ecureuils

Crédits photographies – Criquet : Licence Creative Commons ; Cerf : Licence Creative Commons, Lviatour ; Paon : Licence Creative Commons, Darkros ; Ecureuils : Licence Creative Commons, Geralt.

Crédits dessin de Jason : © Honua ; <a href= »http://www.freepik.com« >Designed by Freepik</a>