Mésange charbonnière. Licence Creative Commons, Frank Vassen
Découverte de la nature

[Découverte] Reconnaître les oiseaux du jardin et des balcons

Ouvre grand les yeux, dans ton jardin et sur ton balcon. Si tu ne fais pas trop de bruit et que tu t’armes de patience, tu finiras par les apercevoir. Mais qui donc ? Les oiseaux du jardin ! Tu as sûrement déjà pu remarquer qu’ils ne se ressemblent pas tous. Grâce à cet article, tu vas apprendre à mieux les connaître et découvrir leurs noms.

Moineau domestique mâle
Moineau domestique mâle. Licence Creative Commons, MarcProudfoot

 

Tu m’as sûrement déjà aperçu 100 fois, dans la rue ou ailleurs, en train de ramasser les miettes de ton repas : je suis le moineau domestique ! On m’appelle « domestique » parce que j’aime bien vivre près de l’homme.

 

Moineau domestique femelle. Licence Creative Commons, Steven Severinghaus
Moineau domestique femelle. Licence Creative Commons, Steven Severinghaus

Tu as déjà dû remarquer que j’avais parfois le ventre marron clair avec un sourcil pâle et le dos rayé, et parfois plutôt avec le ventre gris, le dessus de la tête marron foncé et le bec et le visage comme si je l’avais trempé dans de la peinture noire ? Si oui, bravo, tu sais faire la différence entre des femelles moineau (marron clair) et des mâles moineau (avec le bec noir) !

 

Un pigeon biset. Licence Creative Commons, Giuss95
Un pigeon biset. Licence Creative Commons, Giuss95

Moi aussi, tu me connais sûrement très bien aussi : je suis le pigeon biset. Bien plus gros qu’un moineau, j’aime comme lui vivre au contact de l’homme, par exemple dans les villes, où on me croise très souvent. J’étais autrefois un oiseau sauvage comme les autres et je vivais à proximité des falaises mais l’homme m’a domestiqué pour que je porte ses messages et j’ai pris l’habitude de vivre à son contact

 

Tourterelle turque, Licence Creative Commons, Mark Kilner
Tourterelle turque, Licence Creative Commons, Mark Kilner

Je ressemble au pigeon, par la taille et par la forme, mais je n’en suis pas un ! On m’appelle la tourterelle turque. J’ai une histoire un peu particulière : comme mon nom l’indique, je ne suis pas vraiment d’ici. Je suis arrivée en France depuis la Turquie dans les années 50 et je m’y suis tellement plu que j’y suis restée et que je me suis répandue partout.

 

Étourneau sansonnet. Licence Creative Commons, Pierre Selim
Étourneau sansonnet. Licence Creative Commons, Pierre Selim

 

A mon tour de me présenter, je suis l’étourneau sansonnet. Ma frimousse ne te dit rien ? Pourtant, je suis sûr que tu m’as déjà vu ! J’aime vivre en ville et surtout, j’adore me regrouper en grandes bandes de plusieurs milliers d’oiseaux. Peut-être que si je me présentais plutôt comme cela, tu te souviendrais mieux de moi ?

 

Merle noir mâle. Tous droits réservés, Juliane pour Honua
Merle noir mâle. Tous droits réservés, Juliane pour Honua

 

Je suis tout de noir vêtu et j’ai le bec jaune vif, je suis le merle noir. Facile à reconnaître, n’est-ce-pas ? Peut-être pas tant que ça, parce que cette description ne me correspond que si je suis un mâle. Si je suis une femelle, je suis toute marron, et beaucoup plus discrète !

 

Rouge-gorge. Licence Creative Commons, Tony Cox
Rouge-gorge. Licence Creative Commons, Tony Cox

Si jamais tu oublies un jour mon nom, il te suffira de me jeter un coup d’œil pour qu’il te revienne : je suis le rouge-gorge familier. Chez moi, les mâles et les femelles sont presque identiques. On me surnomme souvent l’ami du jardinier, en effet, j’aime beaucoup les vers de terre et les insectes dérangés lorsqu’on retourne la terre et, si tu jardines, je te suivrai sûrement de près !

 

Mésange charbonnière. Licence Creative Commons, Frank Vassen
Mésange charbonnière. Licence Creative Commons, Frank Vassen

Moi aussi je suis l’amie du jardinier mais, plus farouche et plus discrète qu’un rouge-gorge, mon coup de main aux plantes passe souvent inaperçu : je suis la mésange charbonnière. En été, je mange quantité d’insectes qui aiment grignoter la végétation. En hiver, tu me verras souvent au poste de nourrissage me régaler des graines que tu m’y proposes. Pour reconnaître mon mâle de ma femelle, il va te falloir observer la bande noire qui me traverse la poitrine : elle est large chez les mâles et beaucoup plus fine chez les femelles.

Mésange bleue. Licence Creative Commons, gynti_46
Mésange bleue. Licence Creative Commons, gynti_46

 

Je suis aussi une mésange mais je suis nettement plus petite et je n’ai pas de noir sur la tête, je suis la mésange bleue. Je suis l’acrobate du jardin et tu me verras souvent suspendue la tête en bas pour atteindre une graine particulièrement succulente.

 

Pinson des arbres. Licence Creative Commons, Col Frankland
Pinson des arbres. Licence Creative Commons, Col Frankland

Moi c’est le pinson des arbres. On me reconnaît facilement avec ma couleur rouge brique, mon casque bleu ardoise et mes barres blanches sur les ailes. Ma femelle me ressemble beaucoup, si ce n’est qu’elle est bien plus terne, comme si ses couleurs avaient déteint. Peut-être que mon apparence ne te dit rien mais je suis sûr que tu m’as déjà entendu chanter. Tu ne me crois pas ? Alors écoute :

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Corneille noire. Licence Creative Commons, Mark Robinson
Corneille noire. Licence Creative Commons, Mark Robinson

Non, non et non, je le répète, je ne suis pas un corbeau, je suis la corneille noire. Mes cousins les grands corbeaux n’aiment pas trop vivre près des hommes alors si tu vois un grand oiseau noir près d’une maison ou en ville, c’est sûrement moi ! Mon costume tout noir m’a donné une réputation d’oiseau de mauvais augure vraiment injustifiée, d’autant plus que je suis un oiseau très intelligent et plutôt sympathique ! Regarde-moi donc résoudre ce puzzle en huit étapes les doigts dans le nez :

Pie bavarde. Licence Creative Commons, Hans-Jörg Hellwig
Pie bavarde. Licence Creative Commons, Hans-Jörg Hellwig

 

Impossible de me confondre avec qui que ce soit, je porte toujours un smoking noir et blanc impeccable : je suis la pie bavarde. J’ai la mauvaise réputation d’être une voleuse et j’avoue, j’ai du mal à résister à tout ce qui brille !

 

Tous ces oiseaux des jardins et balcons doivent trouver de quoi manger dehors toute l’année et, en hiver, cela peut devenir très compliqué. Si tu souhaites leur donner un petit coup de pouce pour passer la saison froide, tu peux consulter cet article qui t’apprendra comment leur fabriquer un poste de nourrissage !

Tu as des questions sur les oiseaux du jardin et des balcons ? Tu as vu un oiseau qui n’apparaît pas ici et tu aimerais savoir ce que c’était ? N’hésite pas, laisse-nous un commentaire et nous te répondrons !

Crédits photographiques de l’image de titre : licence Creative Commons, Frank Vassen

 

Mangeoire et oiseaux
Ateliers

[Atelier] Fabrique un poste de nourrissage pour les oiseaux

L’hiver approche et les premières gelées sont là ! Tu mets des vêtements plus chauds et tu restes plus souvent à l’intérieur, à l’abri du froid, mais comment font les oiseaux qui vivent dehors toute l’année ? Pour passer l’hiver, ils cherchent de la nourriture riche en graisses, qui les aide à produire l’énergie dont ils ont besoin pour lutter contre le froid. Et, si tu veux, tu peux les aider en créant un poste de nourrissage. Tu peux acheter des mangeoires ou des boules de graisse à suspendre toutes faites, mais tu peux aussi les fabriquer, c’est beaucoup plus amusant ! N’oublie pas de demander l’aide d’un adulte avant de commencer.

 

Les boules de graisse

Pour fabriquer tes boules de graisse, il te faut :

Des pots de yaourt vides – Des allumettes ou de petits morceaux de bois – Des morceaux de ficelle – Des graines pour oiseaux – De la graisse végétale (margarine, végétaline…)

Mésange bleue sur une boule de graisse
Mésange bleue sur une boule de graisse. Licence Creative Commons, Sylvain H (modifié)

1. Dans chacun de tes pots de yaourt, pose un morceau de bois ou une allumette attachés à une ficelle qui dépasse du pot

2. Fais chauffer dans une casserole de la graisse végétale jusqu’à ce qu’elle fonde

3. Retire la casserole du feu et ajoute-y les graines, mélange bien

4. Verse avec précaution le mélange dans les pots de yaourt et laisse refroidir jusqu’à ce que la graisse se solidifie

5. Démoule les boules de graisse des pots de yaourt (si tu n’y arrives pas, passe le pot sous l’eau chaude quelques minutes avant de réessayer) et suspends-les au balcon ou à une branche !

Si les boules de graisse s’abiment trop vite quand tu les suspends, tu peux les entourer d’un morceau de filet à oranges et les suspendre par le filet

 

La mangeoire orange

Pour fabriquer cette mangeoire, il te faut :

Une grosse orange – Des graines pour oiseaux – Deux morceaux de ficelle – Un cure-dents

Une mangeoire orange
Une mangeoire orange. Illustration par Juliane, association Honua

1. Coupe l’orange en deux moitiés égales

2. Enlève la pulpe de l’orange, avec une cuillère par exemple, en faisant bien attention de ne pas déchirer la peau. Tu peux garder la pulpe pour ton goûter !

3. Avec le cure-dents, fais quatre trous de part et d’autre de la peau d’une demie orange

4. Passe les deux ficelles dans les trous

5. Remplis l’orange de graines ou du mélange à boules de graisses, et suspends-la au balcon ou à une branche !

 

La mangeoire pomme de pin

Pour fabriquer cette mangeoire, il te faut :

Une grosse pomme de pin – Du beurre de cacahuète – Des graines pour oiseaux – Un morceau de ficelle

Mangeoire pomme de pin
Une mangeoire pomme de pin. Licence Creative Commons, Nine Minutes

1. Attache solidement la ficelle à la pomme de pin

2. Recouvre la pomme de pin de beurre de cacahuète

3. Roule la pomme de pin dans les graines

4. Suspends la pomme de pin au balcon ou à une branche !

Si tu n’as pas de beurre de cacahuète, tu peux tremper la pomme de pin dans le mélange pour boules de graisses et laisser refroidir avant de la suspendre.

 

Conseils pour ton poste de nourrissage

Plus la nourriture sur le poste de nourrissage sera variée et plus il y aura d’espèces d’oiseaux qui viendront y manger.  En plus de la graisse et des graines, tu peux aussi mettre des miettes de pain, des pommes, des raisins secs, des cacahuètes non salées…

Les oiseaux ont aussi besoin de boire et, s’il gèle, ils peuvent avoir du mal à trouver de l’eau. Fournis leur des coupelles avec de l’eau propre que tu changeras souvent.

Attention aux chats ! S’il y en a dans ton jardin, suspends bien la nourriture hors de leur portée. Si ton chat sort pendant l’hiver, mets lui un collier avec une clochette, les oiseaux l’entendront arriver et ne se feront pas attraper.

N’oublie pas qu’en hiver, les oiseaux économisent leur énergie au maximum alors, si tu veux nous observer, fais-le derrière une fenêtre, bien caché, pour ne pas nous faire peur et nous faire dépenser notre précieuse énergie.

 

Tu veux apprendre à reconnaître les oiseaux des jardins et des balcons ? Consulte vite cet article ! Tu as des questions sur ton poste de nourrissage ou tu veux nous montrer des photos ? N’hésite pas, écris nous un commentaire et nous te répondrons !