Découverte de la nature

Les premières fleurs du printemps

Après tout un hiver où la nature semble comme endormie, dès les tout premiers signes du printemps, elles apparaissent… les premières fleurs ! On les remarque, leurs couleurs nous sautent aux yeux ! Il faut dire qu’elles sont encore peu nombreuses à se dévoiler… Tu en as forcément déjà croisées plusieurs dans les jardins, au bord des chemins de promenades ou dans les parcs… Mais connais-tu leur petit nom ?! 

Pour commencer, je te présente les deux stars des parcs et jardins: j’ai nommé Pâquerette et Pissenlit ! Ah bon, tu les connais déjà ? C’est bien ce que je disais: de vraies vedettes ! Attention toutefois, elles font tellement bien la paire qu’il ne faudrait quand même pas qu’on les confonde… Mais d’ailleurs savais-tu qu’elles sont de la même famille ?

Véronique de Perse. Tous droits réservés, Marion pour Honua
Véronique de Perse. Tous droits réservés, Marion pour Honua

 

Elle vit souvent dans l’ombre des stars que je viens de te présenter. Ses fleurs, très petites et d’un beau bleu pâle passent plus inaperçues… et pourtant elles sont si jolies et délicates ! Permets-moi de te présenter la Véronique de Perse !

 

Lamier pourpre. Tous droits réservés, Marion pour Honua
Lamier pourpre. Tous droits réservés, Marion pour Honua

 

 

 

 

Lui aussi sait se faire discret et il ne faut pas hésiter à se pencher pour distinguer ses toutes petites fleurs roses. Un peu timide, il lui arrive de rougir un peu… ses feuilles sont souvent teintées de violet ! C’est le Lamier pourpre… mais chuuut, ne le dérangeons pas plus !

 

Drave printanière. Licence Creative Commons, par Kristian Peters
Drave printanière. Licence Creative Commons, par Kristian Peters

 

Avant que l’on ne relève les yeux, laisse-moi te montrer la Drave printanière. Elle est vraiment minuscule et pourtant on la trouve un peu partout ! Allez, je te donne un petit conseil: si tu veux la trouver lors de ta prochaine sortie printanière, il va falloir ouvrir les yeux bien grand et la chercher dans les zones où il n’y a pas trop d’herbe, sur des petites plaques de mousses…

 

Ficaire. Tous droits réservés, Marion pour Honua
Ficaire. Tous droits réservés, Marion pour Honua

 

De loin on pourrait la confondre avec le Pissenlit, mais il suffit de se rapprocher un peu pour distinguer ses beaux pétales d’un jaune brillant. On ne peut plus se tromper, c’est bien la Ficaire ! Ouf, d’un peu plus et elle allait se vexer !

Primevère officinale. Tous droits réservés, Marion pour Honua
Primevère officinale. Tous droits réservés, Marion pour Honua

 

 

Elle aussi a des fleurs jaunes. Voici la Primevère officinale, mais elle préfère qu’on l’appelle par son nom de scène: « Coucou » !

 

 

Violette. Tous droits réservés, Marion pour Honua
Violette. Tous droits réservés, Marion pour Honua

 

 

A Toulouse, elles font la une des affiches… Leur nom est celui de la couleur de leurs fleurs… Tu as deviné ? Il s’agit des Violettes ! Si certaines sont cultivées, de nombreuses espèces de Violettes poussent spontanément dans les jardins et autour de la ville.

Perce-neige. Tous droits réservés, Marion pour Honua
Perce-neige. Tous droits réservés, Marion pour Honua

 

 

 

Pour finir notre promenade au milieu des premières fleurs du printemps, je vais t’en présenter deux un peu plus rares mais tout de même assez facilement observables autour de Toulouse. Voici d’abord la célèbre Perce-neige. Ses belles clochettes blanches apparaissent parfois avant même que la neige ait fini de fondre !

 

Fritillaire pintade. Domaine public
Fritillaire pintade. Domaine public

 

 

 

Enfin, la Fritillaire pintade ne ressemble à aucune autre avec ses beaux motifs en damier blanc et pourpre. Elle est tellement belle… mais surtout ne la cueillons pas: elle est protégée et bien plus belle dans son écrin vert !

 

 

 

Si tu as croisé une de ces fleurs en te promenant, ou une autre dont tu aimerais bien connaître le nom, n’hésite pas à m’envoyer une photo !

Découverte de la nature

[Découverte] A la découverte des lichens

Les lichens, tu n’en entends probablement pas souvent parler… et pourtant, il y a de grandes chances pour que tu en croises tous les jours. Que tu habites en ville ou à la campagne, ils sont partout et il n’y a pas de saison pour les observer, les lichens sont visibles toute l’année. En fait, ils font tellement partie du décor qu’on les en oublierait presque!

En voici quelques spécimens photographiés sur des supports et dans des milieux très variés, les as-tu déjà croisés ?

Quel est leur secret pour vivre et grandir dans de tels endroits ?

Un lichen c’est en fait deux (et même parfois trois !) organismes qui vivent ensemble : un champignon et une algue verte et/ou une cyanobactérie. On dit qu’ils vivent en symbiose : chacun profite des atouts de l’autre et la plupart des champignons qui forment les lichens ne pourraient pas vivre sans leur partenaire algue ou cyanobactérie !

Coupe transversale d’un lichen observé au microscope électronique à balayage. On remarque un dense réseau de filaments de champigon (en jaune-orangé) et les cellules d’algues (en vert). © Yannick Agnan - Tous droits réservés.
Coupe transversale d’un lichen observé au microscope électronique à balayage. On remarque un dense réseau de filaments de champigon (en jaune-orangé) et les cellules d’algues (en vert). © Yannick Agnan – Tous droits réservés.

L’algue et la cyanobactérie sont capables, comme les plantes, d’utiliser la lumière du soleil pour fabriquer des sucres à partir du CO2 (dioxyde de carbone) de l’air. Et elles vont partager ces sucres avec leur partenaire champignon. Le champignon quant à lui est particulièrement efficace pour capter et conserver l’eau, l’humidité et les nutriments de l’air et de la pluie. Il fournit un abri à son partenaire algue ou cyanobactérie et partage ces nutriments. Cette association permet donc au lichen de s’installer, vivre et grandir avec pour seuls besoins : de la lumière, de l’air, de l’eau (pluie, brouillard,…) et un support sur lequel se fixer !

Mais les lichens grandissent très lentement… certains de plusieurs millimètres par an, d’autres tellement lentement que leur croissance est imperceptible ! Aussi, les lichens que tu vas observer seront pour la plupart bien plus vieux que toi ! On pense même que certains lichens, notamment parmi ceux qui poussent sur les roches, peuvent dépasser les 1000 ans d’existence…

Trucs et astuces pour partir à la découverte des lichens :

Pour découvrir la diversité des lichens tu n’as besoin que de tes yeux et de ton sens de l’observation. Éventuellement, si tu en as une, emportes ta loupe pour les observer d’encore plus près !

Recherche-les sur les troncs d’arbres, les petites branches tombées au sol, les rochers, les vieux murs et trottoirs, les souches d’arbres ou les talus…

Tu pourras observer des lichens avec des couleurs très variées : du jaune vif au noir, en passant par le orange, le vert, le marron, le gris…

Amuses-toi à retrouver de quel type de lichen il s’agit en fonction de leur forme. Il existe 3 principaux types de lichens:

  • Les lichens « crustacés » sont incrustés sur leur support, impossible de les détacher à moins de casser un bout de roche ou d’écorce!
Lichen crustacé gris clair sur un rocher. Tous droits réservés, Marion pour Honua
Lichen crustacé gris clair sur un rocher. Tous droits réservés, Marion pour Honua
  • Les lichens « fruticuleux » ressemblent un peu à de petits buissons.
Lichen fruticuleux vert pâle sur un tronc (attention, en vert foncé, il s’agit d’une mousse et non d’un lichen!). Tous droits réservés, Marion pour Honua
  • Les lichens « foliacés » forment des lobes qui ressemblent un peu à de petites feuilles.
Lichen foliacé gris sur un rocher (attention, en vert, il s'agit d'une mousse et non d'un lichen!). Tous droits réservés, Marion pour Honua
Lichen foliacé gris sur un rocher (attention, en vert, il s’agit d’une mousse et non d’un lichen!). Tous droits réservés, Marion pour Honua

Repère leurs petites particularités: certains ont des cils, d’autres portent des sortes de petites verrues ou ce qui ressemble à de petites assiettes (on parle d’apothécies) parfois d’une couleur différente de celle du reste du lichen, ou encore, d’autres sont tachetés, veinés… Ce sont autant d’indices qui permettent de les différencier les uns des autres !

Maintenant que tu les connais un peu mieux, à toi de jouer : ouvre l’œil lors de tes prochaines sorties !